Etude des métiers de la filière réalisation

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Compétences ?

  1. Connaissances de culture générale et artistique
  2. Connaissance des expressions cinématographiques
  3. Culture professionnelle
  4. Savoirs méthodologiques
  5. Savoir-faire relationnels

1. Connaissances de culture générale et artistique

Garant de la cohérence et de la continuité du projet, le scripte est directement concerné par le contenu du film ou de l’émission : des connaissances de culture générale lui sont donc nécessaires pour pouvoir en appréhender le sens, la portée et situer les thèmes abordés dans leur contexte. Sa culture générale lui permet, d’une part, d’appréhender les caractéristiques du projet et d’autre part, de comprendre les références du réalisateur.

Dans les domaines de la fiction et de la captation de spectacles ou de concerts notamment, des connaissances approfondies dans le domaine artistique (musique, littérature, cinéma, arts plastiques, arts vivants) lui donnent la possibilité d’établir une complicité professionnelle avec le réalisateur. Il peut mieux saisir ses intentions en identifiant ses sources d’inspiration, ses références artistiques et ses centres d’intérêt.

Culture artistique

En fiction

Pour établir une collaboration fructueuse avec le réalisateur, il doit s’approprier ses références culturelles. Ainsi, il peut se représenter sa vision du film, repérer ses choix artistiques et interpréter ses intentions aux différentes étapes de son travail : lors de la préparation, au moment du minutage, lorsqu’il élabore le document de continuité chronologique du film et qu’il en fait le dépouillement.

Tout au long du tournage, ces références vont guider son observation, et l’aider à se focaliser sur les éléments de continuité sur lesquels repose la cohérence du film.

A la télévision

Pour des concerts, des pièces de théâtre ou des ballets, des connaissances artistiques en relation avec le projet en question pourront être réinvesties dans son travail. Pour les concerts et émissions de variété, sa culture musicale et sa connaissance des différents instruments lui permettront de lire les partitions pour mieux saisir et anticiper le découpage du réalisateur, et pour pouvoir guider les cadreurs dans leur travail de repérage des différents musiciens ou chanteurs. Par exemple, pour un ballet, il lui sera utile de connaître les figures. Pour une émission sportive, connaître le sport en question, ses règles et les sportifs. Pour une émission politique ou de société, être au courant de l’actualité et connaître les personnalités invitées.

Culture cinématographique : en fiction

Posséder une connaissance des différents genres et courants cinématographiques, des réalisateurs avec lesquels il est amené à travailler, ainsi que de leur filmographie lui permet de rattacher le projet de film à un genre cinématographique. Il peut également se référer à des oeuvres ayant un lien thématique ou formel qui lui permettent de se représenter l’univers et le rythme du film, en particulier pour en évaluer la durée.

Sa compréhension de l’univers du réalisateur et de ses références cinématographiques fondée sur sa connaissance des formes filmiques et des genres cinématographique l’aident alors à imaginer le rythme, la forme et la durée du film. Au cours de ses lectures du scénario, le scripte cherche à se représenter un espace visuel et sonore.

Ses connaissances du langage et sa culture cinématographique lui permettent aussi d’évaluer la durée du film dans un espace/temps et de le minuter. Cette évaluation se fait aussi tout au long du tournage et se construit sur son observation du rythme des prises et du jeu de l’acteur.

Culture audiovisuelle : à la télévision

Il doit également avoir une connaissance des différents genres et styles des émissions télévisuelles.

Cette connaissance lui permet de saisir l’enjeu de l’émission, d’identifier le public visé, pour maîtriser le timing et intervenir sur le déroulement du programme, savoir faire les bons choix afin d’affiner les durées. Comme il lui faut adapter un contenu (programme de l’émission) à un format (une durée), il lui faut être en mesure de repérer ce qui est essentiel et doit être conservé, et d’identifier ce qui peut être réduit ou supprimé en fonction des objectifs de l’émission.

Il peut ainsi intégrer de façon pertinente les raccords des différents éléments pour assurer la cohérence du déroulement de l’émission (chroniques plateau, débats, interventions des journalistes, reportages, etc..)

Néanmoins, les professionnels interrogés s’accordent à dire que la dimension artistique se réduit au profit d’une logique de consommation dans les chaînes de télévision, notamment privées. Les enjeux consuméristes priment sur le développement d’une culture générale chez les téléspectateurs. Cela dit, dans certaines émissions, leurs connaissances de culture générale et artistique sont encore mises à profit.

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