Etude des métiers de la filière réalisation

Glossaire

(Établi à partir des interviews de professionnels et de sources documentaires telles que le site Wikipédia, le site AFAR, le dictionnaire théorique et critique du cinéma, les ouvrages de Zoé Zustrassen et de Sylvette Baudrot)

BIJOUTE
Terme familier désignant le matériel personnel de la scripte comportant notamment : chronomètre, appareil photo numérique, ordinateur portable, systèmes de mesure, divers cahiers, stylos de couleurs, crayons et gomme.
CASCADE
action dangereuse nécessitant des qualités sportives et acrobatiques, enregistrée sans truquage. Elle est le plus souvent exécutée par un spécialiste qui double l’acteur, le cascadeur.
CASTING
ensemble des acteurs et actrices d’un film
CHEVAUCHEMENT
Partie du texte ou action qui se retrouve dans plusieurs plans.
COMBO
C’est un moniteur de contrôle équipé d’un lecteur enregistreur vidéo qui permet de visionner, en direct et en différé, la prise de vue de la caméra film.
CONDUCTEUR
Fil conducteur d’une émission, du générique de début au générique de fin. Ce document fait le résumé chronologique (avec les durées) des différentes séquences d’une émission de télévision. Il comporte la description du contenu de chaque séquence (action, thème, intervenant), et les sources (lieu et technique).
COVER SET
un autre décor dans lequel on peut tourner en cas de mauvais temps.
DÉCOR
Lieu dans lequel se déroule l’histoire d’un film. Il peut être imaginé et construit spécialement pour un film : décor construit (set) ou préexistant, naturel. Le chef décorateur conçoit les décors d’un film selon les indications du réalisateur, les prévisions du découpage et en liaison avec le directeur de la photographie.
DÉCOUPAGE TECHNIQUE
Découpage du scénario en plans, comportant des indications techniques pour le tournage : taille du plan, mouvement d’appareils, déplacement et actions des acteurs avec le texte correspondant, voire angles de prise de vues et focales. Au cinéma, certains réalisateurs font un découpage très précis avant le tournage mais la plupart aujourd’hui, le font la veille ou pendant la préparation du tournage des scènes. Pour les captations de spectacles vivants (concerts, pièces de théâtre, ballets, opéras…), Le scripte note le découpage prévu par le réalisateur sur un cahier, un feuillet ou directement sur le texte de la pièce, ou la partition, mises en forme à cet effet, en précisant les numéros des plans, leur taille et mouvements et les numéros de caméra affectées, ainsi que la description des actions et des déplacements.
DÉPOUILLEMENT
Document détaillant séquence par séquence et surtout décor par décor tout ce qui est nécessaire lors du tournage de chaque plan : acteurs, figurants, meubles, découvertes, matériel technique, techniciens exceptionnels, accessoires, véhicules (apparaissant dans le film ou nécessaires au déplacement de l’équipe et des acteurs), etc.
DÉPOUILLEMENT ACTEUR
En fiction, fiche établie par le scripte en prévision des raccords, pour chaque acteur, précisant le numéro de chaque costume dans l’ordre d’apparition et les numéros des plans correspondants. Chaque costume est décrit ainsi que les changements au cours du film.
DÉPOUILLEMENT DÉCOR
En fiction, fiche établie par le scripte en prévision des raccords, pour chaque décor, reprenant tous les plans prévus avec leurs numéros, en précisant pour chaque plan, les acteurs correspondant, leurs costumes et les accessoires.
DISPOSITIF FILMIQUE
Ensemble cohérent des choix de mise en scène et de découpage fait par le réalisateur pour un film.
EFFETS SPÉCIAUX
« effets nécessaires à la production d’images irréalistes, que l’on ne peut obtenir par la reproduction d’une scène se déroulant devant la caméra. » (Dictionnaire théorique et critique du cinéma)
EXPRESSION/LANGAGE CINEMATOGRAPHIQUE
Par analogie avec le langage parlé, on a très tôt utilisé l’expression de langage cinématographique. L’avant-garde cinématographique soviétique (Koulechov, Eisenstein, Poudovkine) a tenté de définir une « cinélangue », dont le montage constituerait les articulations. Un ouvrage de Marcel Martin, intitulé Le langage cinématographique (Martin, 1955), reprenant cette parenté est resté célèbre jusqu’aux travaux de Metz démontrant que le cinéma n’est pas une langue. Il ne possède pas de double articulation entre unités signifiantes et non-signifiantes (domination de l’analogie). Ni un langage, puisqu’il ne dispose pas d’un réservoir fini d’images (lexique) ou de formes d’organisation stables (syntaxe, grammaire). « Langage sans langue » (Metz). C’est pourquoi, nous avons préféré utiliser les termes « expression cinématographique » dans ce référentiel.
FEUILLE DE SERVICE
Document rédigé par l’assistant réalisateur précisant l'emploi du temps de la journée et les séquences qui seront tournées avec le nom des acteurs et le matériel prévus pour le tournage. Il regroupe des renseignements concernant les horaires, les lieux et les conditions de tournage ainsi que les coordonnées des membres de l’équipe.
FICHE CAMÉRAS
Le scripte établit une fiche par caméra, pour les captations de spectacle vivant, en précisant pour chaque caméra, les numéros des plans qui lui sont affectés et leur contenu.
HMC
Sigle couramment utilisé pour désigner les Habilleurs, Maquilleurs, Coiffeurs sur un tournage.
MASTER SHOT
plan qui couvre toute la séquence. Le tournage avec un master shot peut donner une indication précise la durée du montage final, raccourcie par le rythme des plans de valeurs différentes qui seront insérés par la suite.
MONITORING
Pour les émissions télévisées, tableau d’écrans correspondant aux caméras.
OUTILS DU REPÉRAGE
Appareil photo et/ou mini caméscope et enregistreur audio. Système de mesure : décamètre, mètre, jambes, niveau. Système d’orientation : boussole, GPS, Carte géographique des lieux pour établir les itinéraires. Fichiers et annuaires divers.
PICK-UP
Reprise d’un morceau de plan.
PLAN
Prise de vue sans interruption.
PLAN DE TABLE
Document déterminant la position et l'emplacement des invités d’une émission de télévision. Document nécessaire à la technique pour qu’elle puisse prévoir l’équipement son et déterminer les références pour les différentes caméras. Les invités sont équipés en son en fonction de leur place et sont référencés par rapport aux caméras. S'ils ne sont pas situés à la place qui leur a été assignée, le réalisateur risque de cadrer un invité différent de celui auquel il s'attendait.
PLAN DE TRAVAIL
C’est le programme du tournage sous forme d’un tableau déterminé avant tournage, lors de la préparation du film, en fonction de la disponibilité des décors et des acteurs. Il est remis à jour au fur et à mesure des aléas du tournage, par le premier assistant réalisateur et le directeur de production. Il se présente sous la forme d’un grand tableau à double entrée (verticale et horizontale) qui offre une vision précise de la chronologie des journées de tournage. Sur un axe, on trouve le calendrier des jours de tournage. Pour chaque journée sont indiqués : la (ou les) séquence à tourner, et les numéros de plans (ainsi que l’ordre dans lequel ils vont être tournés) le décor (intérieur/extérieur), le moment de la journée (jour/nuit), l’amplitude horaire de travail. Sur l’autre axe, le plan de travail renseigne sur les différents comédiens présents en fonction des plans, la présence ou pas de figuration, les accessoires prévus ainsi que d’éventuels effets spéciaux ou de besoins en machinerie.  (cf www.jeunecineaste.net/)
Le plan de travail peut être réalisé de façon traditionnelle avec un tableau réalisé à la main et un système de baguettes cartonnées. Les assistants utilisent et adaptent aujourd’hui des logiciels informatiques.
PLAY-BACK
« enregistrement préalable du son rediffusé au moment du tournage pour accompagner l’interprétation mimée ». (La script-girl, Sylvette Baudrot)
RAPPORT MONTAGE
Rédigé par le scripte, il permet au monteur d’identifier l’ordre et le contenu des rushes pour organiser le montage et guider les choix de prises. Il précise le numéro du plan, sa durée, son contenu, sa correspondance au scénario, le nombre de prises et les observations sur chaque prise.
RAPPORT IMAGE OU LABORATOIRE
Il est rempli par le scripte en France, par l’assistant image dans les pays anglo-saxons. Il donne des informations nécessaires pour travaux à réaliser en post-production, pour le développement du film ou le transfert sur d’autres supports (vidéo, numérique). Il doit comporter les numéros des plans tournés et les références techniques de la caméra, des consommables utilisés, des conditions de prise de vue ainsi que les repères de durée, ( métrage de début et fin ou time-code)
RAPPORT PRODUCTION
Rempli par le scripte chaque jour, il renseigne la production sur les moyens utilisés pour le tournage : la consommation de pellicule et autres supports utilisés pour la prise de vue, son et image, la présence de comédiens et de la figuration, les locations diverses. Il l’informe également de l’avancement du plan de travail : nombre de plans tournés, minutage utile pour le film fini.
RAPPORT HORAIRE
Journal de bord, rempli chaque jour de tournage par le scripte, il rend compte de l’emploi du temps du tournage heure par heure. Il est remis quotidiennement à la production pour lui permettre de suivre le déroulement du tournage. Document de référence destiné aux assurances en cas de problème.
RESEAU D’ORDRES
Réseau de communication sonore entre les techniciens pendant l’enregistrement d’une émission télévisée.
RUSHES
prises de vues, développées ou tirées en film, ou enregistrées sur support vidéo ou numérique en vue du montage.
SCÉNARIO
Dans la chaîne de l’écriture d’un film, le scénario se situe entre la continuité dialoguée et le découpage technique. Il comporte les scènes dans l’ordre prévu dans le film définitif, numérotées ou non, les dialogues, souvent accompagnés de mentions techniques minimales (int/ext, jour/nuit), parfois de quelques indications complémentaires. Il peut connaître diverses versions jusqu’à l’acceptation finale, suite à des aides à l’écriture ou des conventions d’écriture grâce auxquelles un producteur paie le ou les scénaristes pour développer un synopsis vers un scénario ou remanier une version antérieure de celui-ci.
SCÈNE
Unité d’action se déroulant dans un même décor.
SEQUENCE
Suite d’actions ayant une certaine unité dramatique qui permet de l’isoler dans la continuité d’un film. Elle concerne généralement un lieu géographique unique, mais peut comporter plusieurs scènes séparées ou non par des ellipses temporelles.
STORYBOARD
découpage technique dessiné image par image par le réalisateur ou un illustrateur. Fréquemment utilisé par Eisenstein, Fellini, Lang, Hitchcock, Besson… Utile aux principaux techniciens lors du tournage. Nécessaire dans les grandes production recourant aux effets spéciaux. Refusé par la Nouvelle Vague et nombre de cinéastes pour qui il empêche le surgissement de la vie sur le tournage : Renoir, Bresson, Cassavetes, Doillon, Pialat…
SYNOPSIS
résumé du scénario d’un film qui présente le sujet du film, les principaux personnages et son déroulement dramatique.
SYNTHE
Les textes ou bandeaux superposés à l’image comportant des informations comme les noms des intervenants, etc…Ils sont de plus en plus utilisés dans les émissions de télévision.
TABLEAU DE CONTINUITÉ
Tableau qui organise et décrit les différentes séquences dans l’ordre chronologique du déroulement du scénario. C’est un outil de référence réalisé par le scripte. Ce document est la mémoire du film. Il permet d’assurer la continuité du film pour pallier à la discontinuité du tournage des séquences, en raison des disponibilités des décors et des acteurs.
TOURNAGE
Actions de transformer un scénario et un découpage en film (négatif) en enregistrant les images et les sons. Période qui se situe entre la préparation et le montage, même si celui-ci peut débuter en cours de tournage.

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