Etude des métiers de la filière réalisation

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Accès au métier, formations et évolutions professionnelles

1. Accès au métier

Un grand nombre d’écoles : Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle (ESRA), Ecole Supérieure Libre d’Etudes Cinématographiques (ESEC), Conservatoire Libre du Cinéma Français (CLCF) proposent des formations au métier d’assistant réalisateur. Il existe également quelques formations continues proposées par des organismes tels que le CIFAP et le Centre Européen de Formation à la Production de Films (CEFPF). La formation de la Femis, École Nationale des Métiers de l’Image et du son, permet aussi d’accéder à ce métier, bien que son département réalisation ait pour objectif principal la formation des réalisateurs.

La moitié des professionnels interrogés pour cette étude a suivi une formation initiale au métier d’assistant. Selon eux, l’intérêt principal de certaines de ces formations est de leur avoir donné l’occasion de rencontrer des professionnels en activité, de leur avoir permis une expérience pratique du tournage et de leur avoir donné la possibilité de faire un stage conventionné. La plupart des assistants interrogés – qui n’ont pas fait d’écoles de cinéma - ont suivi un parcours universitaire orienté vers les sciences humaines (littérature, cinéma et langues).  Compte tenu des difficultés d’insertion, le premier stage, lorsqu’il est bien choisi, peut jouer un rôle important dans l’accès au monde professionnel et la constitution d’un réseau. Le milieu audiovisuel fonctionnant beaucoup par cooptation, la constitution et l’entretien d’un réseau professionnel est incontournable pour accéder à un emploi et se maintenir sur le marché du travail. La maîtrise des langues étrangères et la culture générale représentent également un atout.

2. Évolutions internes

La taille de l’équipe réalisation permet d’obtenir un petit poste et de gravir progressivement les échelons : stagiaire régie, stagiaire, troisième assistant, second assistant, premier assistant. Le deuxième assistant aide le premier dans ses tâches administratives (dépouillement, plan de travail, feuille de service) ainsi que pour les repérages et la gestion du plateau (diffusion des informations auprès des techniciens). Le troisième lui simplifie son travail pratique (gestion des loges, préparation des invités, encadrement de la figuration).

Notons que malgré les difficultés du métier, les aspirants à l’assistanat sont mieux lotis que les scriptes, qui arrivent très difficilement à trouver des stages. On remarque que les postes en régie constituent l’un des accès possibles au métier.

3. Évolutions possibles du premier assistant

Les assistants réalisateurs peuvent devenir directeurs de production, producteurs, scénaristes, réalisateurs ou diversifier leur travail sur différents types de production. Historiquement, nombre de réalisateurs européens sont passés par la fonction d’assistant ; ce qui est moins le cas aujourd’hui.

A la télévision, il semble possible aux assistants (qui sont sur le plateau, physiquement loin de la régie) de passer à la réalisation. Cette évolution est plus évidente pour les truquistes et les scriptes qui sont dans le car avec le réalisateur ou les opérateurs ralenti qui montent des séquences en direct. En revanche, l’assistant peut plus facilement évoluer vers la direction de production, qu’il travaille en télévision ou en cinéma. Aujourd’hui, on accède plus souvent à la réalisation en fiction en se faisant remarquer par ses premiers courts-métrages.

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